Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu sais ce que tu achètes
Design et finitions : massif mais plutôt cohérent
Batterie et autonomie : loin des chiffres annoncés, mais ça reste solide
Confort : pneus larges et double suspension, ça aide vraiment
Solidité ressentie et petits défauts de finition
Performances et assistance : ça pousse bien, mais ce n’est pas un bolide de route
Montage, prise en main et premières sorties
Points Forts
- Grosse batterie 48V avec autonomie réelle confortable (70-100 km selon l’usage)
- Confort élevé grâce aux pneus 20x4.0 et à la double suspension
- Freins hydrauliques efficaces, rassurants sur un vélo lourd et puissant
Points Faibles
- Vélo très lourd, peu pratique à porter ou à manipuler dans les escaliers
- Finitions et petits accessoires (garde-boue, câblage) en dessous des grandes marques
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | DEEPOWER |
Un gros VAE pliant qui promet beaucoup
J’ai roulé une bonne quinzaine de jours avec ce H20pro, en gros tous les jours pour aller bosser et quelques balades le week-end. Je cherchais un vélo électrique costaud, capable de supporter mon poids (un peu plus de 90 kg), avec des pneus larges pour passer partout et surtout une bonne batterie pour éviter de le recharger tous les soirs. Je suis tombé sur ce modèle un peu par hasard, marque inconnue pour moi, mais avec une fiche technique bien chargée : grosse batterie 48V 25Ah, pneus 20x4.0, freins hydrauliques, double suspension, cadre pliant… Sur le papier, ça vend du rêve pour le prix.
Je précise que je ne suis pas mécano vélo, juste un utilisateur lambda qui fait 15 à 30 km par jour, un mélange de ville, pistes cyclables et quelques chemins en terre. Avant celui-là, j’avais un VAE urbain plus classique avec pneus fins et batterie plus petite. Donc je compare surtout à ça et à quelques essais de vélos de marques plus connues que des potes ont. Mon objectif c’était : un truc qui démarre bien aux feux, qui ne bronche pas sur les nids-de-poule, et qui ne me lâche pas niveau batterie au bout de 40 km.
Concrètement, ce vélo se positionne comme un fatbike pliant « tout-en-un » : ville, chemins, un peu de tout-terrain léger, et transport possible dans un coffre. La question, c’est : est-ce que ça tient la route au quotidien ou est-ce que c’est juste une grosse fiche technique pour attirer l’œil ? Je vais être honnête : il y a des points vraiment sympa, et d’autres où on sent que ça reste un produit d’une marque pas ultra connue qui doit faire quelques compromis.
Dans ce test, je vais revenir sur plusieurs aspects : le montage et la prise en main, le design et les matériaux, le confort, les performances, la batterie, la durabilité ressentie et le rapport qualité-prix. L’idée, c’est de te donner un ressenti concret après plusieurs sorties, pas un avis après 10 minutes de déballage. Globalement, le vélo fait le job, mais il faut savoir dans quoi on met les pieds et accepter quelques défauts pour le tarif.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu sais ce que tu achètes
Sur le rapport qualité-prix, il faut regarder ce qu’on a pour le tarif : un fatbike pliant, gros moteur coupleux, batterie annoncée 48V 25Ah, freins hydrauliques, double suspension, pneus 4.0, écran LCD correct. Si tu compares à des marques plus connues qui proposent des configurations proches, on est généralement sur des prix nettement plus élevés, surtout dès qu’on parle de grosse batterie et freins hydrauliques. Donc oui, sur le papier, c’est plutôt un bon deal pour quelqu’un qui veut beaucoup d’équipement sans exploser son budget.
Après, il ne faut pas se mentir : tu n’as pas le même niveau de finition, de suivi SAV et de réputation qu’avec une grosse marque. Certains détails trahissent le positionnement : garde-boue un peu cheap, câblage pas hyper propre, manuel moyen, et quelques vis à resserrer. Si tu t’attends à un truc parfait sortie de carton, tu risques d’être déçu. Par contre, si tu acceptes de mettre un peu les mains dedans pour les petits réglages de base et que tu n’es pas obsédé par les finitions, tu en as pour ton argent.
Pour le type d’utilisateur visé, je dirais que ce vélo est intéressant pour : quelqu’un qui veut un VAE polyvalent pour la ville + balades, qui a besoin d’une bonne autonomie, et qui n’est pas trop regardant sur le logo de la marque. Si tu habites en appart sans ascenseur, par contre, le poids risque d’être un vrai problème. Si tu veux un vélo très léger et facile à porter, ce n’est pas adapté. Mais si tu peux le stocker au rez-de-chaussée ou dans un garage et que tu cherches un « utilitaire » confortable, c’est cohérent.
En résumé, je trouve le rapport qualité-prix plutôt bon, à condition de garder la tête froide sur les promesses marketing (notamment l’autonomie théorique) et d’accepter quelques compromis sur les finitions. Ce n’est pas le vélo parfait, il y a mieux chez des marques connues, mais souvent beaucoup plus cher. Là, tu paies surtout pour une grosse batterie, du confort et un équipement complet, avec une marque moins connue derrière. Si c’est ce que tu cherches, ça peut valoir le coup.
Design et finitions : massif mais plutôt cohérent
Niveau design, on est clairement sur le style fatbike moderne : pneus 20''x4.0 bien larges, cadre en aluminium assez anguleux et look global plutôt « costaud ». La couleur annoncée « ferreux » donne un côté un peu industriel, ça change des vélos tout noirs ou flashy. Perso j’aime bien, ça ne fait pas jouet. Par contre, ce n’est pas discret : on te voit arriver de loin, surtout avec les pneus énormes et la fourche assez imposante. Si tu cherches un truc passe-partout, ce n’est pas ça.
Les finitions sont correctes pour le prix. Les soudures du cadre ne sont pas les plus propres du monde, on voit bien les cordons, mais ça reste propre et ça inspire plutôt confiance. La peinture tient bien pour l’instant, pas de rayures après deux semaines d’usage normal, avec quelques appuis contre des poteaux. Le passage des câbles est partiellement intégré, mais il reste quand même pas mal de gaines visibles à l’avant. Ça fait un peu fouillis sur le guidon avec l’écran, les commandes, les câbles de freins hydrauliques et de dérailleur, mais rien d’inhabituel pour ce type de vélo.
Le côté pliant est bien intégré au design. Les charnières du cadre et de la potence sont assez massives, avec des leviers de verrouillage en métal. Ça ne fait pas cheap, même si ce n’est pas au niveau d’un pliant haut de gamme. Plié, le vélo n’est pas ultra compact, mais pour un fatbike, ça reste raisonnable. Il faut quand même prévoir de la place pour le stocker, surtout à cause des pneus larges et du guidon qui reste assez large même une fois plié.
Petit point sur l’ergonomie : la position de conduite est plutôt droite, ce qui est agréable en ville. Le guidon est réglable en hauteur, tout comme la selle, donc on peut adapter facilement à différentes tailles (je fais 1m80 et je suis confortable, ma compagne de 1m65 a aussi pu régler le vélo pour elle). Les garde-boue sont présents, en métal fin. Ils font le job mais vibrent un peu sur les pavés, ça fait quelques bruits parasites. Globalement, le design est cohérent avec l’usage : un vélo à l’air solide, pas spécialement fin, mais qui donne l’impression de pouvoir encaisser.
Batterie et autonomie : loin des chiffres annoncés, mais ça reste solide
La batterie, c’est un des gros arguments de ce vélo : 48V 25Ah annoncés, soit sur le papier une capacité bien au-dessus de beaucoup de VAE classiques. Le constructeur parle de 90 à 180 km d’autonomie, ce qui est franchement optimiste, surtout avec des pneus 4.0 et un vélo bien lourd. Dans la vraie vie, avec mon usage (90+ kg, trajets mixtes ville/chemins, beaucoup en mode d’assistance moyen à élevé), je tourne plutôt autour de 70 à 90 km par charge, en restant honnête. Si je reste en mode d’assistance modéré et que je pédale un peu plus, je peux dépasser les 100 km, mais je n’ai jamais vu les 150 km annoncés.
Cela dit, même si on est loin des chiffres marketing, l’autonomie reste très correcte. Sur une semaine de trajets boulot (environ 15 km par jour aller-retour), je peux tenir 4 à 5 jours sans recharger si je ne tape pas que dans le mode le plus puissant. Pour quelqu’un qui fait de la ville avec quelques détours, c’est largement suffisant. La batterie est amovible, donc tu peux la sortir pour la recharger chez toi si tu n’as pas de prise là où tu ranges le vélo. Elle se verrouille avec une clé, ce qui évite le vol facile, même si je ne laisserais pas le vélo dehors toute la journée juste avec ça comme sécurité.
Le temps de charge est dans les clous : entre 5 et 6 heures pour une charge complète, ce qui est cohérent pour cette capacité. Le chargeur fait un peu de bruit (ventilo) mais rien de dramatique. L’indicateur de batterie sur l’écran est globalement fiable, même si comme souvent, les deux dernières barres descendent plus vite que les premières. On apprend vite à se faire une idée de ce qui reste en fonction des kilomètres parcourus plutôt que de se fier uniquement aux barres.
Un point à surveiller sur la durée, ce sera la tenue de la batterie dans le temps. Là, en deux semaines, difficile de juger la vraie durabilité des cellules. La marque annonce une garantie d’un an sur la batterie, ce qui est correct sans être fou. Pour un gros rouleur, on verra au bout d’un an ou deux si la capacité chute beaucoup. Mais pour l’instant, en usage réel, même si les chiffres marketing sont optimistes, l’autonomie reste un vrai point fort par rapport à beaucoup de VAE entrée/milieu de gamme.
Confort : pneus larges et double suspension, ça aide vraiment
Sur le confort, c’est clairement le point fort du vélo. Entre les pneus 20x4.0, la suspension avant réglable et l’amortisseur central, on sent que le vélo est pensé pour lisser un peu tout ce qui est trous, pavés et chemins cabossés. Sur mes trajets quotidiens, j’ai une portion avec des nids-de-poule bien relous, et comparé à mon ancien VAE urbain sans suspension arrière, la différence est nette. On se fait beaucoup moins secouer, et le vélo garde une bonne tenue de route, même quand la chaussée est dégueu.
Les pneus larges apportent aussi un gros plus en termes de stabilité. Sur les pistes cyclables avec sable ou gravillons, ça passe sans stress. J’ai testé un petit chemin en forêt avec racines et terre humide, ça reste contrôlable, même si ce n’est pas un VTT de descente. On sent bien que le vélo est plus à l’aise en mode balade tranquille que pour attaquer comme un bourrin, mais pour un usage mixte ville + chemins, c’est franchement pas mal. Faut juste garder en tête que les pneus larges ajoutent de la résistance au roulement, donc sans assistance, tu fatigues plus vite.
La selle, par contre, est « correcte sans plus ». Elle est un peu ferme, ce qui ne me dérange pas trop sur 30 km max, mais sur une sortie plus longue j’ai commencé à la sentir. Rien de dramatique, mais si tu es sensible à ça, un changement de selle ou une tige de selle suspendue pourrait améliorer le truc. Les poignées sont basiques, en caoutchouc, elles ne m’ont pas fait mal aux mains, mais on n’est pas sur un niveau de confort premium non plus.
Au niveau de la position, comme je disais, on est plutôt droit, ce qui évite d’avoir mal au dos. La combinaison de la position, des suspensions et des gros pneus fait que tu te sens assez « posé » sur le vélo. Pour rouler en ville, c’est agréable, tu as une bonne visibilité. Le seul vrai bémol confort pour moi, c’est le poids : dès qu’il faut manœuvrer à pied, monter un trottoir à la main ou porter un peu le vélo, tu le sens passer. Mais une fois lancé, pour absorber les imperfections de la route, il fait clairement le job.
Solidité ressentie et petits défauts de finition
Sur la durabilité, je ne peux pas te faire un retour sur plusieurs années, mais après deux semaines en usage quotidien, on a déjà une idée de la solidité générale. Le cadre en aluminium donne une impression de robustesse, il ne craque pas, pas de jeu dans les articulations du cadre pliant pour l’instant. Les charnières restent bien verrouillées, même après plusieurs pliages/dépliages pour transporter le vélo dans le coffre. On sent que ce n’est pas du jouet. Par contre, qui dit vélo lourd dit aussi qu’en cas de chute, ça risque de marquer un peu plus, donc vaut mieux éviter de le laisser tomber.
Les freins hydrauliques n’ont pas bougé pour l’instant, pas de fuite, pas de perte de mordant. Les roues en aluminium semblent bien tenir, pas de voilage après quelques trottoirs montés un peu fort. Les pneus, eux, n’ont pas montré de signe de faiblesse, même après quelques chemins caillouteux. À voir à long terme sur la résistance à la crevaison, mais pour l’instant, rien à signaler. Le dérailleur tient le réglage après une petite retension du câble les premiers jours, ce qui est assez classique sur un vélo neuf.
Par contre, on sent que certains composants sont un peu plus « économiques ». Les garde-boue vibrent et font quelques bruits sur route dégradée. Rien de grave, mais ça donne une impression un peu moins premium. J’ai aussi remarqué que quelques vis (notamment sur le porte-bagages et les accessoires) avaient besoin d’être resserrées après quelques jours. Donc clairement, il faut prévoir un petit check-up régulier avec une clé Allen, surtout au début, pour éviter qu’un truc se desserre trop.
La marque propose une garantie d’un an sur les éléments principaux (batterie, moteur, contrôleur, écran) et six mois sur le reste. Pour un produit de ce type venant de Chine, c’est dans la norme. La vraie question, c’est la réactivité du SAV en cas de souci. Je n’ai pas eu à les contacter, donc je ne peux pas juger. Mais à ta place, je garderais bien le carton comme recommandé, au cas où il faudrait renvoyer le vélo. En résumé, la sensation globale est plutôt rassurante pour le cadre et la partie cycle, avec quelques détails de finition moyens qu’on pardonne vu le prix, mais qui demandent un minimum d’entretien et de surveillance.
Performances et assistance : ça pousse bien, mais ce n’est pas un bolide de route
Côté moteur, on est sur un brushless annoncé avec 120 N·m de couple, ce qui est beaucoup sur le papier pour un vélo. En pratique, l’assistance est vraiment présente. Les démarrages aux feux sont faciles, même en côte légère. Tu sens que le vélo t’aide bien à lancer les 20 pouces avec pneus larges. Pour monter une côte de 7-8 % que j’ai sur mon trajet, en mode d’assistance élevé, je reste assis sans forcer comme un malade, là où sur mon ancien VAE je devais appuyer beaucoup plus. Donc pour quelqu’un qui veut éviter de finir en sueur au boulot, ça fait le job.
Les 7 vitesses à l’arrière permettent d’adapter un peu le pédalage, mais honnêtement, avec ce type de moteur et de pneus, on joue surtout sur 3-4 rapports. La poignée tournante est classique, rien de spécial à dire, ça fonctionne correctement. Le passage de vitesses est globalement fluide, j’ai juste eu à retendre un peu le câble après quelques jours. Le vélo n’est pas fait pour rouler vite sans assistance, on le sent tout de suite : entre le poids et les pneus, au-dessus de 25 km/h (limite légale de l’assistance), tu sens que ça devient plus dur de garder la vitesse uniquement à la force des jambes.
Les freins hydrauliques avant et arrière, eux, sont un vrai plus. Sur un vélo aussi lourd et avec ce couple moteur, avoir du freinage costaud, c’est important. La réponse est bonne, ça freine fort sans avoir à écraser les leviers, et même sous la pluie légère que j’ai eue un matin, je n’ai pas remarqué de grosse perte d’efficacité. Pour un usage urbain avec arrêts fréquents, c’est rassurant. Il faut juste prendre le temps de roder les plaquettes les premiers kilomètres.
Niveau comportement général, le vélo est stable, mais pas hyper vif. Les gros pneus et le poids font que les changements de direction sont un peu plus lents qu’un VAE urbain classique. Pour moi, ce n’est pas gênant, on s’y habitue vite. Pour résumer : en performances, c’est un bon tracteur confortable, pas une machine faite pour battre des records de vitesse sur piste cyclable. Si tu veux surtout du couple, de la facilité en côte et une assistance bien présente, tu seras content. Si tu cherches un truc léger et hyper nerveux, ce n’est pas la bonne cible.
Montage, prise en main et premières sorties
Le vélo arrive dans un gros carton, et il est annoncé comme monté à 90 %. En pratique, ça veut dire : roues déjà en place, transmission montée, freins posés. J’ai surtout eu à installer le guidon, les pédales, régler la selle, ajuster un peu les freins et vérifier la pression des pneus. Avec les outils fournis, j’ai mis environ 45 minutes en prenant mon temps. Pour quelqu’un qui n’a jamais touché un vélo, ça peut être un peu stressant, mais le manuel est correct, même si pas ultra détaillé. Rien d’insurmontable, mais il faut quand même vérifier chaque vis, surtout sur un vélo électrique assez lourd.
Une fois monté, première impression : c’est un beau bébé. Il est lourd, on le sent tout de suite quand on le soulève pour le bouger. Le cadre pliant est pratique pour le rangement, mais ce n’est pas un vélo que tu vas porter dans les escaliers tous les jours sans ascenseur. Pour le pliage, ça se fait en deux points : cadre + potence. Le système est assez simple, les loquets semblent solides, mais il faut bien les verrouiller sinon ça bouge un peu. Plié, ça rentre dans un coffre de break ou d’un SUV sans souci, dans une petite citadine ça devient plus sport.
Au niveau de la prise en main, l’écran LCD est assez grand et lisible. Tu vois la vitesse, le niveau de batterie, le mode d’assistance et le kilométrage. Il y a aussi les codes d’erreur, mais je n’en ai pas eu pour l’instant. Les commandes sont simples : une poignée tournante pour les 7 vitesses, des boutons pour changer le niveau d’assistance. Les feux LED avant et arrière sont intégrés et se commandent depuis le guidon, ce qui est pratique en ville. Par contre, le réglage du phare avant était un peu bas par défaut, j’ai dû le remonter pour vraiment voir la route.
Les premières sorties se sont bien passées. On sent tout de suite que c’est un vélo orienté confort et stabilité plutôt que vitesse pure. Les pneus larges donnent une sensation de sécurité, surtout sur routes pourries ou pavés. Par contre, il faut un petit temps d’adaptation, surtout si tu viens d’un vélo plus léger : l’inertie est plus forte, et en mode sans assistance, ce n’est pas un vélo très agréable à tirer uniquement à la force des jambes. En résumé : prise en main assez simple, mais il faut accepter le poids et le côté un peu « tank » du truc.
Points Forts
- Grosse batterie 48V avec autonomie réelle confortable (70-100 km selon l’usage)
- Confort élevé grâce aux pneus 20x4.0 et à la double suspension
- Freins hydrauliques efficaces, rassurants sur un vélo lourd et puissant
Points Faibles
- Vélo très lourd, peu pratique à porter ou à manipuler dans les escaliers
- Finitions et petits accessoires (garde-boue, câblage) en dessous des grandes marques
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, ce H20pro, c’est un gros fatbike pliant orienté confort et autonomie, avec une fiche technique bien chargée pour le prix. Sur le terrain, il fait globalement ce qu’il promet : assistance bien présente, bonne capacité à encaisser les routes pourries, freinage sérieux, et une autonomie qui, même si elle est en dessous des chiffres annoncés, reste largement suffisante pour une utilisation quotidienne. On sent que le vélo est pensé pour ceux qui veulent un engin stable, qui grimpe sans trop forcer et qui ne nécessite pas une recharge tous les jours.
Par contre, ce n’est pas un produit parfait. Le poids est important, le design est massif, les finitions sont correctes mais pas au niveau de marques plus connues, et il faut accepter de faire quelques réglages soi-même. Si tu cherches un VAE léger, ultra bien fini, avec un SAV en boutique de quartier, ce modèle ne sera pas pour toi. En revanche, si tu veux un vélo électrique costaud, confortable, polyvalent ville/chemins, avec une grosse batterie et des freins hydrauliques sans exploser ton budget, ce H20pro peut clairement avoir du sens.
En gros : bon rapport équipement/prix pour un utilisateur pragmatique qui sait qu’il achète une marque moins connue et qui est prêt à tolérer quelques petites imperfections. Pour un premier VAE orienté utilitaire et balade, ça peut être un choix intéressant, à condition d’être conscient des limites et de ne pas fantasmer sur les chiffres d’autonomie marketing.