Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : pas parfait, mais cohérent
Design et ergonomie : look costaud, pas un poids plume
Batterie et autonomie : 150 km, oui mais pas pour tout le monde
Confort : bon sur les chocs, un peu ferme sur la durée
Solidité et fiabilité : ça inspire confiance, mais recul limité
Performance et assistance : le capteur de couple change la donne
Présentation générale : ce qu’on achète vraiment
Points Forts
- Grosse batterie 644 Wh avec autonomie réelle confortable (70-100 km selon usage)
- Capteur de couple + moteur 55 Nm offrant une assistance fluide et agréable
- Freins hydrauliques efficaces et rassurants, même sous la pluie
Points Faibles
- Vélo assez lourd et pas livré systématiquement avec garde-boue/porte-bagages
- Marque peu connue, finition et accessoires un cran en dessous des grandes marques
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | DERUIZ |
| Type de vélo | Vélo de montagne, Vélo électrique |
| Tranche d'âge (description) | Adulte |
| Nombre de vitesses | 8 |
| Couleur | Light Truffle Brown |
| Taille de roue | 27,5 Pouces |
| Matériau du cadre | Aluminium |
| Type de suspension | Avant |
Un VAE SUV pour tout faire… sur le papier
J’ai roulé avec ce DERUIZ Marble SUV pendant un peu plus de deux semaines, en gros une utilisation mixte : trajets boulot (environ 15 km aller-retour), petites courses, et deux sorties plus longues le week-end autour de 40 km chacune. Je venais d’un VAE de ville basique avec capteur de cadence et freinage mécanique, donc j’avais pas mal d’attentes sur le capteur de couple, les freins hydrauliques et la grosse batterie annoncée à 644 Wh. Sur le papier, c’est le genre de vélo qui doit couvrir pas mal de besoins : ville, chemins, un peu de forêt, sans être un vrai VTT de descente non plus.
Le premier truc qui m’a marqué, c’est que le vélo fait « sérieux » en arrivant : carton lourd, cadre massif, pneus en 27,5 x 2,35 qui donnent tout de suite un côté SUV. Par contre, la marque est assez inconnue, et ça se sent un peu dans les petits détails : la doc n’est pas ultra claire, la traduction est parfois bancale, et il faut un minimum se débrouiller soi-même pour l’assemblage final. Rien d’insurmontable, mais faut pas s’attendre au niveau d’une grosse marque de vélo connue.
Au quotidien, j’ai essayé de l’utiliser comme un vrai vélo utilitaire : pluie, pavés, trottoirs un peu agressifs (en les montant proprement), chemins gravillonnés, et quelques côtes bien raides. Je l’ai aussi prêté une journée à un pote un peu plus grand que moi, histoire d’avoir un deuxième avis. Globalement, il s’en sort bien sur la plupart des terrains, mais il y a des points où on sent que c’est un vélo pensé pour être polyvalent, pas spécialisé. Ça peut être un avantage ou un inconvénient selon ce que tu cherches.
En résumé pour cette intro : c’est un VAE qui « fait le job » pour quelqu’un qui veut un seul vélo pour tout, sans se ruiner dans du très haut de gamme, mais faut pas croire que tu as un VTT de compétition et un vélo de ville ultra léger dans le même paquet. C’est un bon compromis costaud, avec des choix techniques plutôt cohérents, et quelques limites qu’il faut accepter dès le départ.
Rapport qualité-prix : pas parfait, mais cohérent
Sur le rapport qualité-prix, je dirais que ce DERUIZ Marble SUV est franchement pas mal si tu regardes l’équipement global : grosse batterie de 644 Wh, freins hydrauliques, capteur de couple, pneus larges, écran couleur avec appli, etc. Si tu compares à des VAE de grandes marques avec des specs proches (même si moteur central chez eux souvent), tu montes vite beaucoup plus haut en prix. Là, on est sur un vélo qui reste plus abordable tout en proposant des composants sérieux là où ça compte (freins, batterie, moteur).
Évidemment, il y a des compromis. La marque est peu connue, donc la revente sera plus compliquée, et tu n’as pas le confort d’un réseau de magasins physiques partout. Certains détails de finition sont un peu en dessous de ce qu’on trouve chez des marques plus chères : câblerie moins bien intégrée, accessoires de base un peu cheap, pas de garde-boue ni porte-bagages selon la configuration. Si tu dois rajouter ces éléments, ça fait grimper la note finale.
Comparé à des VAE d’entrée de gamme vendus en grande surface ou en promo avec des batteries plus petites (400-500 Wh), freins mécaniques, et capteur de cadence, je trouve que le DERUIZ se défend bien. Tu payes un peu plus, mais tu gagnes en confort de conduite, en autonomie, et en sécurité de freinage. Pour quelqu’un qui va vraiment utiliser son vélo tous les jours, ça a du sens de mettre ce petit plus plutôt que de se retrouver vite limité par un modèle trop basique.
Concrètement, si ton budget est serré et que tu veux juste un VAE pour quelques kilomètres occasionnels sur du plat, il y a peut-être moins cher qui fera l’affaire. Si par contre tu cherches un vélo unique pour trajets quotidiens + balades le week-end, avec de la marge en autonomie et un comportement sain, ce modèle a un bon rapport équipement/prix. C’est pas le deal du siècle, mais c’est un choix cohérent pour quelqu’un qui veut un truc solide sans partir dans le très haut de gamme.
Design et ergonomie : look costaud, pas un poids plume
Niveau design, j’ai trouvé que le vélo avait une gueule plutôt sympa, sans être tape-à-l’œil. La couleur « Light Truffle Brown » rend mieux en vrai que sur les photos : c’est un marron assez sobre, qui passe bien en ville et ne fait pas trop « vélo tuning ». Le cadre en aluminium a un look assez massif, avec des soudures visibles mais propres. On sent que le but, c’est de faire solide plus que léger. Du coup, le vélo n’est pas un poids plume, loin de là : pour monter des escaliers ou le ranger dans un appart sans ascenseur, ça se ressent clairement.
En termes d’ergonomie, la position est plutôt droite, entre le vélo de ville et le VTT. J’ai une taille moyenne (1,77 m) et je me suis senti à l’aise après quelques ajustements de selle et de guidon. Mon pote qui fait 1,85 m a aussi trouvé sa position sans galérer. Pour quelqu’un de 1,60 m, ça peut passer, mais faudra bien jouer sur la hauteur de selle et peut-être retourner la potence si besoin. Les commandes sont classiques : gâchette pour les vitesses, leviers de freins hydrauliques, boutons de contrôle de l’assistance à côté de la poignée.
Ce que j’ai bien aimé, c’est l’intégration de l’écran couleur au centre du guidon. Il est lisible, même en plein soleil, et affiche clairement vitesse, niveau de batterie, mode d’assistance, etc. Ce n’est pas du haut de gamme, mais pour l’usage, ça fait largement l’affaire. Le phare avant certifié STVZO éclaire correctement, sans être un projecteur de stade. Pour les trajets nocturnes en ville, ça suffit, pour la forêt de nuit, c’est un peu juste mais ça reste utilisable.
Par contre, il y a quelques détails qui montrent que ce n’est pas une grande marque européenne : les gaines de câbles sont un peu en vrac à certains endroits, la sonnette d’origine fait cheap, et il n’y a pas de garde-boue ni de porte-bagages de base (selon le pack, ça peut varier, mais sur le mien, rien). Pour un vélo qui se veut « SUV » et utilisable au quotidien, j’aurais aimé au moins des garde-boue d’origine. En ville, sous la pluie, tu le regrettes vite. Ça reste modifiable après coup, mais c’est du budget et du temps en plus.
Batterie et autonomie : 150 km, oui mais pas pour tout le monde
La batterie de 644 Wh (48 V, 13,4 Ah) est clairement un des gros arguments de ce vélo. Sur le papier, ils annoncent jusqu’à 150 km d’autonomie. Dans la vraie vie, comme d’habitude, ça dépend beaucoup de ton poids, du relief, du vent, du mode d’assistance, etc. Pour donner une idée concrète : je fais un peu plus de 80 kg équipé, j’ai roulé surtout en mode d’assistance intermédiaire, avec pas mal de petites côtes et un peu de vent. Sur un trajet mixte ville + chemins, j’ai tourné plutôt autour de 70-90 km par charge en restant dans quelque chose de confortable.
En mode éco, en faisant attention, sans trop jouer avec les accélérations, tu peux sûrement t’approcher des 120-130 km si tu es plus léger et que le terrain est plutôt plat. Les 150 km, ça me semble possible mais dans des conditions très optimistes : cycliste léger, peu de dénivelé, mode éco quasi permanent. Donc oui, l’autonomie annoncée est un peu optimiste, mais pas totalement délirante si on lit le « selon style de conduite » et qu’on comprend ce que ça veut dire.
Le temps de charge annoncé de 5 à 6 heures est réaliste. De 20 % à 100 %, j’étais souvent autour de 4h30-5h selon la prise utilisée. La batterie est amovible, ce qui est un gros plus si tu dois laisser le vélo dehors et rentrer juste la batterie chez toi ou au bureau. Le système de verrouillage est simple : clé, tu déverrouilles, tu tires. Ça tient bien en place en roulant, je n’ai pas senti de jeu ou de vibrations bizarres.
Point important : le niveau de batterie affiché est assez stable, pas du genre à perdre deux barres d’un coup dès que tu attaques une côte. L’écran donne aussi une estimation de la portée restante, ça aide à planifier. Après quelques cycles, j’ai trouvé que la courbe de décharge était assez cohérente. Pour un usage quotidien type trajets boulot + courses, tu peux facilement ne charger que tous les deux ou trois jours, ce qui est confortable. Pour les longues sorties du week-end, tu pars tranquille sans trop te soucier de tomber en rade au bout de 30 km.
Confort : bon sur les chocs, un peu ferme sur la durée
Sur le confort, j’ai été plutôt agréablement surpris sur certains points, et un peu déçu sur d’autres. La fourche suspendue fait bien le travail pour filtrer les petits chocs : pavés, racines légères, trous dans la chaussée. On sent que ce n’est pas une fourche haut de gamme, mais pour un usage urbain et chemins, c’est largement suffisant. Les pneus en 27,5 x 2,35 aident beaucoup aussi : ils absorbent une bonne partie des vibrations et donnent un sentiment de sécurité quand la route est défoncée.
Là où c’est un peu moins fun, c’est la selle d’origine. Elle est correcte, mais assez ferme. Sur des trajets de 20-30 minutes, ça va. Sur mes sorties de plus de 30 km, j’ai commencé à sentir l’inconfort. Rien de dramatique, mais clairement, si tu comptes faire souvent des longues balades, un changement de selle ou une tige de selle suspendue peut être une bonne idée. La position globale est plutôt relax, pas trop penchée, ce qui est bien pour le dos sur les trajets quotidiens.
Au niveau du bruit, le moteur arrière est discret. On l’entend un peu quand il force dans les côtes, mais ça reste raisonnable. Pas de grincements bizarres au niveau du cadre ou des roues pendant mes tests, juste quelques petits craquements au début liés aux serrages que j’ai dû reprendre après les premiers kilomètres (classique sur un vélo neuf). Le guidon est assez large, ce qui donne une bonne stabilité, mais en ville très encombrée, ça peut être un peu gênant pour se faufiler entre les voitures.
Globalement, pour un usage mixte ville + balade, le confort est franchement pas mal. Ça amortit bien les irrégularités, on ne finit pas cassé après 15 km. Par contre, ce n’est pas un vélo de randonnée au long cours prêt à avaler 80 km par jour sans adaptation. Avec quelques petits upgrades (selle, éventuellement poignées plus ergonomiques), on peut en faire quelque chose de vraiment agréable sur la durée. Tel quel, ça fait le job, mais on sent les limites sur les longues sorties.
Solidité et fiabilité : ça inspire confiance, mais recul limité
Sur la durabilité, je n’ai pas assez de recul pour parler en années, mais je peux déjà dire ce que j’ai vu en deux semaines d’usage assez intensif. Le cadre en aluminium paraît costaud, aucune flexion bizarre même chargé avec un sac à dos bien rempli et quelques kilos sur un porte-bagages que j’ai ajouté. Les soudures sont correctes, pas de traces suspectes. Les roues en 27,5 avec pneus larges encaissent bien les chocs. J’ai pris des bordures (raisonnablement) et roulé sur des chemins bien caillouteux sans souci particulier.
Les freins hydrauliques sont un vrai plus en termes de sécurité et aussi de durabilité, parce qu’on n’est pas tout le temps en train de retendre des câbles comme sur des freins mécaniques. Après quelques jours, j’ai juste fait un léger recentrage d’un étrier parce que ça frottait un peu, mais rien de méchant. Le freinage reste constant même sous la pluie, ce qui est important sur un vélo aussi lourd. La transmission 8 vitesses n’a pas montré de signe de faiblesse prématurée, mais là encore, il faudra voir sur plusieurs milliers de kilomètres.
Là où j’ai un petit doute, c’est plus sur les composants périphériques : la béquille fait un peu légère pour le poids du vélo, les pédales d’origine sont basiques, et certains plastiques (comme ceux autour de l’écran) ne respirent pas le très haut de gamme. Ça ne casse pas, mais ça donne l’impression qu’il faudra peut-être remplacer deux-trois trucs au bout d’un moment si tu utilises le vélo tous les jours.
Côté garantie, ils annoncent 2 ans et un réseau d’ateliers partenaires (surtout en Allemagne). C’est rassurant sur le papier, mais il faudra voir en pratique la réactivité pour les pièces en France. Ils parlent de réponse sous 24 h, support technique, etc. C’est déjà mieux que certaines marques totalement anonymes. Pour quelqu’un qui ne veut pas mettre le prix d’un VAE de grande marque, c’est un compromis acceptable, mais il faut être conscient qu’on n’a pas le même niveau de service après-vente qu’en boutique spécialisée près de chez soi.
Performance et assistance : le capteur de couple change la donne
Là où le vélo m’a le plus surpris, c’est sur la gestion de l’assistance. Le moteur arrière de 250 W avec 55 Nm de couple, c’est dans la moyenne haute pour un VAE urbain, et avec le capteur de couple, ça donne un comportement assez naturel. En gros, plus tu appuies fort sur les pédales, plus le moteur aide. Comparé à mon ancien VAE avec capteur de cadence (où le moteur se déclenchait juste quand je tournais les pédales), c’est le jour et la nuit en termes de sensation. On a moins l’impression de se faire « pousser » brutalement, c’est plus progressif.
Sur les côtes, le vélo s’en sort bien. J’ai testé une montée autour de 8-10 % sur quelques centaines de mètres, en mode d’assistance assez élevé : je suis monté sans forcer comme un dingue, à une vitesse correcte. Si tu coupes l’assistance, par contre, tu sens vite le poids du vélo, surtout avec les pneus larges. Donc oui, c’est un VAE qui se roule, mais clairement pensé pour être utilisé avec assistance la plupart du temps.
Les 8 vitesses sont bien étagées. On n’est pas sur une transmission de VTT sportif, mais pour la ville et les chemins, ça suffit largement. On peut démarrer facilement au feu, et garder une cadence confortable jusqu’à 25 km/h (limitation légale). Au-delà, si tu veux pousser en musculaire, ça reste faisable mais on sent que ce n’est pas un vélo fait pour rouler à 35 km/h en permanence. Les changements de vitesses sont corrects, j’ai juste dû affiner un peu le réglage du dérailleur au début pour éviter quelques craquements.
En termes de réactivité, le moteur répond vite quand tu appuies, grâce au capteur de couple. Il n’y a pas ce délai un peu pénible qu’on a parfois sur des VAE bas de gamme. Pour les démarrages en ville, c’est appréciable, surtout quand tu veux te dégager rapidement d’un carrefour. Par contre, si tu cherches un truc très nerveux qui te catapulte, ce n’est pas le cas : c’est plus « fluide et progressif » que « punchy ». Pour un usage quotidien, perso, je préfère ça, c’est plus contrôlable et ça fatigue moins.
Présentation générale : ce qu’on achète vraiment
Concrètement, ce DERUIZ Marble SUV, c’est un VAE 27,5 pouces avec un moteur arrière de 250 W donné pour 55 Nm de couple, une batterie de 48 V 13,4 Ah (644 Wh), un dérailleur 8 vitesses, freins à disque hydrauliques, et une fourche suspendue à l’avant. Le tout est annoncé pour une taille de cadre 43 cm, avec une plage de taille utilisateur de 160 à 190 cm, et une charge max de 130 kg. Donc oui, c’est pensé pour être un vélo mixte homme/femme, usage ville + chemins.
Le vélo arrive déjà monté à 85 %, ça veut dire en gros : roues montées, transmission en place, freins déjà réglés. À faire toi-même : monter le guidon, les pédales, régler la selle, vérifier les serrages. J’ai mis un peu plus d’une heure en prenant mon temps, avec la vidéo en fond. Si tu as déjà monté un vélo, ça va. Si tu débutes complètement, ça reste faisable mais tu vas probablement refaire quelques réglages après les premiers kilomètres (freins qui frottent légèrement, dérailleur à affiner).
Ce qui est sympa sur le papier : l’écran couleur et l’appli via Bluetooth, la grosse batterie annoncée pour jusqu’à 150 km, le capteur de couple pour un pédalage plus naturel, et le côté « SUV » avec les pneus larges. Par contre, la marque n’est pas très connue, même si derrière il y a une société chinoise assez classique pour ce genre de produit. Ils mettent en avant une garantie de 2 ans, plus de 100 ateliers partenaires en Allemagne, etc. En France, ça reste un peu flou, mais au moins ils parlent de support technique et pièces de rechange.
Au final, on est sur un vélo qui coche beaucoup de cases : moteur dans la norme légale, batterie correcte, équipement sérieux (freins hydrauliques, dérailleur 8 vitesses), et une approche « un seul vélo pour tout ». Faut juste garder en tête que ce n’est pas une grande marque de cycle, donc la revente sera probablement plus compliquée, et il faudra un minimum accepter de bricoler un peu ou de passer par leur réseau si tu as un souci.
Points Forts
- Grosse batterie 644 Wh avec autonomie réelle confortable (70-100 km selon usage)
- Capteur de couple + moteur 55 Nm offrant une assistance fluide et agréable
- Freins hydrauliques efficaces et rassurants, même sous la pluie
Points Faibles
- Vélo assez lourd et pas livré systématiquement avec garde-boue/porte-bagages
- Marque peu connue, finition et accessoires un cran en dessous des grandes marques
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le DERUIZ Marble SUV, c’est un VAE assez polyvalent qui fait bien ce qu’on lui demande : t’emmener au boulot, faire des courses, et te permettre quelques balades sur chemins sans te poser trop de questions. Le combo moteur arrière 250 W / 55 Nm + capteur de couple donne une assistance agréable et naturelle, les freins hydrauliques rassurent, et la grosse batterie permet de rouler plusieurs jours sans recharger si tu fais des trajets moyens. Le confort est correct, surtout grâce aux pneus larges et à la fourche, même si la selle d’origine et quelques détails peuvent être améliorés.
C’est pas un vélo parfait : un peu lourd, finitions parfois moyennes, marque peu connue, accessoires de base un peu cheap et parfois absents (garde-boue, porte-bagages). Les 150 km d’autonomie annoncés sont optimistes pour la majorité des gens, mais en pratique, on a quand même une très bonne réserve, largement suffisante pour un usage quotidien sérieux. Pour moi, ce vélo s’adresse à quelqu’un qui veut un seul VAE pour tout faire, qui accepte de mettre un peu les mains dans le cambouis pour les petits réglages, et qui ne cherche pas absolument un logo de grande marque sur le cadre.
Si tu veux un vélo ultra léger, très sportif, ou un service après-vente en boutique à deux rues de chez toi, ce n’est clairement pas le bon choix. Si par contre tu veux un VAE costaud, bien équipé là où ça compte, avec un bon rapport qualité-prix et que tu es prêt à accepter quelques concessions sur la finition et la notoriété de la marque, ce DERUIZ Marble SUV est une option sérieuse à considérer.