Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant pour ceux qui veulent de la puissance et de l’autonomie, moins pour un usage purement urbain
Design : look costaud qui tape à l’œil, mais pas du tout discret
Batterie : grosse capacité, vraie autonomie solide, mais ça alourdit sévèrement le vélo
Confort : très bon sur les chemins, mais le poids se sent quand même
Durabilité et finitions : cadre solide, mais quelques détails à surveiller
Performance : moteur costaud, bonne traction, mais assistance un peu molle aux premiers niveaux
Présentation : un VAE typé fatbike / tout-terrain avec gros moteur et grosses batteries
Points Forts
- Autonomie très élevée grâce à la double batterie (vraiment au-dessus de la moyenne des VAE classiques)
- Moteur puissant avec bon couple, à l’aise en côte et sur terrain varié
- Confort correct sur chemins grâce à la double suspension et aux pneus 26x4.0
Points Faibles
- Poids élevé et vélo encombrant, peu pratique à porter ou stocker en petit appartement
- Finitions perfectibles (filetages fragiles, plaquettes de frein basiques pour gros tout-terrain)
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | FREESKY |
| Couleur | Noir |
| Style de frein | Caliper |
| Style | Standard |
| Année du modèle | 2026 |
| Teneur en énergie de la pile au lithium | 1968 Watts-heures |
| Type de frein | Caliper |
| Capacité de la batterie lithium | 1968 Watts-heures |
Un gros VTT électrique pensé pour rouler longtemps, vraiment longtemps
Je vais être direct : le FREESKY Alaska Pro, c’est le genre de vélo qu’on achète si on veut un truc qui envoie et qui tient très longtemps sur batterie, pas un petit VAE de ville pour faire 5 km jusqu’au boulot. On est sur un gros VTT électrique, pneus de 26x4.0, double batterie 48V pour un total d’un peu plus de 40 Ah, et un moteur annoncé à 1200 W en crête (même si bridé à 250 W / 25 km/h pour rester dans les clous sur route). Sur le papier, c’est clairement orienté grosses sorties, chemins, forêt, voire neige et sable.
Je l’ai utilisé comme un vélo à tout faire : trajets boulot (environ 15 km aller-retour), balades le week-end en forêt, quelques montées bien raides pour voir comment il réagit, et un peu de ville avec circulation. Je ne l’ai pas ménagé, j’ai joué avec les niveaux d’assistance, un peu de débridage sur terrain privé pour voir ce que ça donne, et j’ai fait pas mal de tests d’autonomie avec différentes conditions (vent, froid, dénivelé).
Ce qui ressort assez vite, c’est que le vélo n’est pas là pour être discret ni léger. Il est massif, il attire l’œil, et quand on le déplace à la main, on sent bien les kilos. Par contre, une fois lancé, le moteur et les batteries font le taf, on n’a pas l’impression de trimballer un parpaing. Il faut juste accepter que ce n’est pas un vélo qu’on monte dans un appartement au 4e sans ascenseur.
Globalement, après plusieurs semaines, mon avis est plutôt positif, mais pas aveugle. Il y a des points vraiment réussis (autonomie, confort sur les chemins, freinage hydraulique) et quelques trucs qui fâchent un peu pour le prix (finitions sur certains détails, poids, côté pas très discret, pièces type plaquettes et filetages qui mériteraient mieux). Je vais détailler tout ça point par point.
Rapport qualité-prix : intéressant pour ceux qui veulent de la puissance et de l’autonomie, moins pour un usage purement urbain
Si on regarde le rapport qualité-prix, il faut déjà voir ce qu’on cherche. Pour quelqu’un qui veut juste un VAE léger pour aller au boulot en ville sur piste cyclable, clairement, ce FREESKY Alaska Pro n’est pas le meilleur plan : il est lourd, encombrant, un peu trop puissant pour un usage pépère, et les gros pneus ne sont pas optimisés pour la ville pure. On peut le faire, mais ce serait un peu comme utiliser un 4x4 préparé pour le désert juste pour aller au supermarché du coin.
Par contre, si on compare avec d’autres vélos du même style (fatbike électrique, double suspension, grosse batterie), le prix devient plus intéressant. La double batterie d’un peu plus de 40 Ah, le moteur costaud, les freins hydrauliques 4 pistons, la suspension avant/arrière, l’éclairage complet, l’écran LCD couleur avec anti-vol NFC et code PIN… tout ça mis bout à bout, ça donne un package assez complet. Chez des marques plus connues, pour des specs proches, on grimpe souvent bien plus haut en prix.
Les concessions se font sur les détails : finitions pas parfaites, composants type plaquettes/visserie à surveiller, poids élevé, design très visible. Si vous êtes prêt à mettre un peu les mains dans le cambouis (ou à payer un bon vélociste pour quelques réglages et upgrades ciblés), ça peut valoir le coup. Si vous cherchez un produit "clé en main" ultra fignolé, sans aucun petit défaut, il faudra soit monter en gamme, soit accepter ces petits compromis.
Globalement, je dirais que le rapport qualité-prix est bon pour : quelqu’un qui veut un gros VTT électrique pour longues balades, chemins, neige/sable, et qui a besoin d’une très grosse autonomie sans se prendre la tête. Pour un utilisateur purement urbain, ou quelqu’un qui doit porter souvent son vélo, il y a des options plus logiques, parfois moins chères et surtout plus légères.
Design : look costaud qui tape à l’œil, mais pas du tout discret
Niveau design, on est clairement sur le style fatbike musclé. Le cadre est massif, les pneus en 4.0 remplissent bien, et avec les deux batteries, ça donne un vélo qui ne passe pas inaperçu. Perso, j’aime bien le côté "gros jouet" assumé, mais si vous cherchez un truc discret pour le laisser dans la rue sans attirer les regards, ce n’est pas vraiment le bon candidat. D’ailleurs, un des avis Amazon le dit très bien : "Discrétion délicate". Je confirme, on vous regarde passer.
La couleur noire est assez sobre, mais le volume général du vélo, les suspensions, le gros phare avant, tout ça donne un look assez agressif. Ça plaira à ceux qui aiment les vélos qui ont de la gueule, moins à ceux qui préfèrent quelque chose de plus passe-partout. Le câblage est globalement correct, pas parfait, mais rien de choquant. On voit que ce n’est pas une marque ultra premium, mais ce n’est pas non plus du bricolage.
Ce qui m’a plu, c’est la présence de l’éclairage complet intégré : gros phare avant (annoncé 800 lumens, en pratique ça éclaire bien la route, on voit vraiment à plusieurs dizaines de mètres), feux stop et clignotants à l’arrière. Pour rouler de nuit ou tôt le matin, c’est rassurant. Le fait d’avoir tout ça d’origine évite de rajouter des lampes un peu partout. Par contre, ça rajoute encore au côté "usine à gaz" du vélo, on est loin d’un VTT épuré.
Sur les points un peu moins bons, certains détails de finition font un peu cheap : certains plastiques, la façon dont certaines vis sont montées, les filetages qui ont l’air un peu fragiles (et un utilisateur l’a remonté dans les avis). Rien qui casse le vélo, mais pour ce niveau de prix, on aimerait un peu plus de soin sur ces petits éléments. En résumé, le design est cohérent avec l’usage : costaud, visible, orienté tout-terrain, mais on sacrifie la discrétion et l’aspect "finesse".
Batterie : grosse capacité, vraie autonomie solide, mais ça alourdit sévèrement le vélo
Le gros argument de ce FREESKY Alaska Pro, c’est clairement la double batterie 48V, avec 18 Ah + 23 Ah annoncés, soit environ 41 Ah au total (près de 2000 Wh). Sur la fiche produit, ils parlent de 140 à 250 km d’autonomie. En pratique, comme toujours, ça dépend de plein de choses : poids du cycliste, dénivelé, vent, température, niveau d’assistance utilisé, pression des pneus, etc. Mais globalement, on est au-dessus de la moyenne des VAE classiques, ça c’est sûr.
Dans mon cas (un peu plus de 80 kg, usage mixte ville + chemins, souvent en mode 3-4, quelques côtes, un peu de vent), j’ai tourné plutôt autour de 100-150 km avant de vraiment commencer à taper dans la réserve. En mode très éco (assistances faibles, pédalage sérieux, peu de dénivelé), on peut aller plus loin, mais atteindre 200+ km demandera d’être vraiment raisonnable sur la puissance et le terrain. À l’inverse, en mode "je m’amuse" avec beaucoup de puissance et de dénivelé, on peut vider une bonne partie de la batterie en une grosse journée.
Les deux batteries sont amovibles, ce qui est pratique si on veut les recharger chez soi sans bouger tout le vélo. Le temps de charge annoncé est de 7-8 heures, ce qui est cohérent pour une telle capacité. L’avantage, c’est qu’on peut très bien n’utiliser qu’une seule batterie pour des petits trajets quotidiens et garder la seconde pour les grosses sorties. L’inconvénient, c’est que deux batteries, ça pèse lourd, et qu’on le sent quand il faut manipuler le vélo ou les enlever / remettre souvent.
Un point à noter : les avis Amazon mentionnent des filetages fragiles sur certaines parties liées aux batteries. Ça ne m’étonne pas trop, vu le poids et les contraintes. Il faut être soigneux quand on serre les vis et évite de forcer comme un bourrin. Pour un usage intensif avec beaucoup de démontages / remontages, je garderais un œil sur ces zones-là. Malgré ça, en termes de tranquillité d’esprit, rouler avec une telle capacité, c’est confortable : on ne vérifie pas l’autonomie toutes les 10 minutes, on part en balade en sachant qu’on a de la marge.
Confort : très bon sur les chemins, mais le poids se sent quand même
En termes de confort, on sent que le vélo a été pensé pour encaisser les mauvais chemins. La double suspension (fourche avant hydraulique réglable + amortisseur arrière) fait bien le job. Sur les pistes forestières, les chemins caillouteux ou les petites racines, on peut rouler à bonne vitesse sans se faire secouer dans tous les sens. Les pneus en 4.0 aident aussi pas mal, ils filtrent beaucoup de petites vibrations. Pour quelqu’un qui vient d’un VTT rigide ou d’un VAE de ville basique, la différence est nette.
Sur route, c’est confortable aussi, mais ce n’est pas le même ressenti qu’un vélo de ville fin. Les pneus larges donnent une sensation un peu "molle" si on n’est pas habitué, mais on s’y fait vite. Le gros avantage, c’est qu’on peut monter sans se poser de questions sur les bordures, les nids-de-poule, les pavés, etc. Le vélo pardonne beaucoup d’erreurs et de revêtements pourris. Pour les longs trajets, c’est appréciable : on arrive moins cassé qu’avec un vélo plus sec.
Par contre, le poids global, on le sent dès qu’on doit manipuler le vélo à l’arrêt ou le pousser sans assistance. Les deux batteries ajoutent un bon paquet de kilos, et même si en roulant le moteur compense, dès qu’on coupe l’assistance ou qu’on doit porter le vélo (escaliers, trottoirs très hauts, etc.), ça rappelle vite qu’on est sur un truc lourd. Ce n’est pas rédhibitoire, mais il faut le savoir. Ce n’est pas un vélo qu’on plie et qu’on met dans un coffre facilement, clairement.
La position de conduite est plutôt droite, ce qui est agréable pour voir la route et ne pas casser le dos. La selle est correcte, pas un canapé, mais avec la suspension arrière ça passe bien même sur plusieurs dizaines de kilomètres. Après 40-50 km, on sent quand même qu’on a roulé, mais ce n’est pas la torture. En résumé, pour un usage mixte ville + chemins, le confort est franchement pas mal, à condition d’accepter le côté massif de l’engin.
Durabilité et finitions : cadre solide, mais quelques détails à surveiller
Sur la solidité globale, le cadre en aluminium donne une impression de robustesse. On n’a pas l’impression que ça va se tordre au premier choc, et vu le poids du vélo + du cycliste + des batteries, heureusement. Sur les chemins avec racines, cailloux, petites sauts de trottoir, rien n’a bougé. Pas de craquement suspect du cadre, pas de jeu dans la suspension arrière pendant mon usage. De ce côté-là, c’est rassurant, on sent que c’est fait pour encaisser un peu.
Par contre, comme souvent avec ce type de vélo venu de Chine, ce sont les "détails" qui peuvent poser souci : filetages fragiles, vis pas toujours de super qualité, plaquettes de frein moyennes pour un usage tout-terrain intensif. Un utilisateur Amazon parle justement de filetages trop fragiles et de plaquettes/disques pas adaptés à une pratique tout chemin. Je trouve ça crédible. On n’est pas sur le niveau de finition d’une grosse marque européenne, clairement. Ça ne veut pas dire que le vélo va se démonter en deux, mais il faudra un minimum d’entretien et éventuellement remplacer certaines pièces par mieux si on roule souvent.
Les suspensions, pour l’instant, tiennent bien, mais je n’ai pas assez de recul pour juger sur plusieurs années. Idem pour le moteur : il a l’air sain, pas de bruits bizarres, pas de surchauffe détectée sur mes sorties, mais c’est sur la durée qu’on verra vraiment. La bonne nouvelle, c’est que la marque annonce une garantie de 18 mois sur moteur/batterie/contrôleur et 12 mois sur les pièces principales. Ce n’est pas la garantie à vie, mais c’est déjà ça, et les avis soulignent un support client réactif, ce qui est important sur ce genre de produit.
En résumé, le vélo me paraît solide pour un usage régulier, mais si vous comptez faire du gros tout-terrain engagé et des descentes à répétition, je prévoirais un petit budget "upgrade" pour les freins (plaquettes au moins), quelques viseries de meilleure qualité, et un entretien régulier. Pour un usage mixte ville + chemins, ça fait le job, il faut juste accepter que ce n’est pas fini comme un VAE à 4000 € chez une marque premium.
Performance : moteur costaud, bonne traction, mais assistance un peu molle aux premiers niveaux
Sur la partie performance pure, le moteur arrière annoncé à 1200 W en crête se sent bien, surtout quand on commence à monter dans les niveaux d’assistance. En mode bridé (25 km/h), les niveaux 1 à 3 sont assez timides, ça aide un peu mais on n’a pas l’impression de voler. À partir du niveau 4, là ça commence à vraiment pousser, et on tient les 25 km/h assez facilement, même avec un peu de dénivelé. Pour quelqu’un qui veut un truc très doux au début, ça peut aller, mais si vous aimez les démarrages francs, vous passerez vite en mode 4 ou 5.
En débridé (sur terrain privé, soyons clairs), le vélo change de visage. On sent que le moteur a du couple, surtout en côte. On monte des pentes bien raides sans trop forcer, à condition de pédaler un minimum pour accompagner. Là, on comprend les avis qui parlent de "monstre" ou de "machine surpuissante". Ça reste un vélo, pas une moto, mais pour un VAE, ça envoie bien. Sur terrain glissant (boue, gravier), les pneus larges aident à garder de la traction, on ne patine pas trop.
Au freinage, les freins hydrauliques 4 pistons sont rassurants. Vu le poids du vélo + celui du cycliste, il faut du sérieux, et là-dessus, ça tient la route. On peut freiner tard avant un virage, ou piler en cas d’imprévu, ça répond. Par contre, un des avis Amazon remonte un problème de plaquettes "non adaptées" pour le tout-terrain ou les disques. Je ne suis pas allé jusqu’à les cramer, mais on sent que ce n’est pas du haut de gamme. Pour un usage intensif en descente, je conseillerais de prévoir un upgrade des plaquettes au moins.
En ville, le vélo est un peu trop puissant pour se fondre dans le trafic comme un VAE classique. On se retrouve souvent à freiner plus que nécessaire parce qu’on arrive vite à 25 km/h. Sur les pistes cyclables, ça passe, mais il faut rester calme pour ne pas gêner tout le monde. Sur les chemins, par contre, c’est là qu’il est dans son élément : relances rapides, franchissements faciles, et possibilité de rouler sur des terrains où un vélo plus léger serait vite limité.
Présentation : un VAE typé fatbike / tout-terrain avec gros moteur et grosses batteries
Concrètement, le FREESKY Alaska Pro, c’est un VTT électrique tout-terrain avec des pneus 26x4.0, un cadre en aluminium, une double suspension (avant réglable + amortisseur arrière) et surtout une double batterie amovible 48V (18 Ah + 23 Ah annoncés, soit autour de 41 Ah au total). Le constructeur parle d’une autonomie de 140 à 250 km selon l’usage. Dans la vraie vie, c’est moins, mais on reste largement au-dessus de ce qu’on trouve sur les VAE classiques autour de 20 Ah.
Le moteur est un moteur arrière sans balais, annoncé à 1200 W en crête et 130 Nm de couple. Sur route, il est bridé à 250 W / 25 km/h pour être légal, mais il est possible de le débrider (à réserver aux terrains privés, clairement). À l’usage, on sent très bien la différence entre mode bridé et débridé : en bridé, les premiers niveaux d’assistance sont assez doux, il faut monter dans les niveaux 4-5 pour avoir quelque chose de franc, en débridé ça part vraiment fort, surtout en côte.
On a un dérailleur arrière avec 7 vitesses, une poignée tournante pour changer les rapports, et un écran LCD couleur qui affiche la vitesse, le niveau de batterie, le mode d’assistance, etc. Il y a aussi un système anti-vol intégré avec carte NFC et code PIN, ce qui est plutôt rassurant quand on laisse le vélo quelques minutes devant un magasin. Niveau freins, c’est de l’hydraulique 4 pistons, ce qui est cohérent vu le poids de l’engin et la puissance du moteur.
Sur le terrain, on sent que le vélo est pensé pour : neige, boue, sable, chemins caillouteux. Les pneus larges accrochent bien, on peut rouler là où un VAE de ville patine. Mais tout ça a un prix : le vélo est lourd, encombrant, pas super pratique à porter ni à manipuler dans un petit appartement ou un couloir. Pour quelqu’un qui a un garage ou un local vélo, ça passe, sinon il faut y penser avant d’acheter.
Points Forts
- Autonomie très élevée grâce à la double batterie (vraiment au-dessus de la moyenne des VAE classiques)
- Moteur puissant avec bon couple, à l’aise en côte et sur terrain varié
- Confort correct sur chemins grâce à la double suspension et aux pneus 26x4.0
Points Faibles
- Poids élevé et vélo encombrant, peu pratique à porter ou stocker en petit appartement
- Finitions perfectibles (filetages fragiles, plaquettes de frein basiques pour gros tout-terrain)
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le FREESKY Alaska Pro, c’est un vélo électrique qui mise clairement sur la puissance et l’autonomie plus que sur la finesse. Double batterie énorme, moteur qui pousse fort, pneus larges, double suspension, gros freinage : tout est pensé pour rouler longtemps et partout, plutôt que pour être compact et discret. Pour quelqu’un qui veut faire de grosses balades sur chemins, forêt, neige ou sable, avec la possibilité d’aller loin sans surveiller la jauge de batterie toutes les 5 minutes, c’est franchement pas mal. On sent que la base (cadre, moteur, concept général) est solide.
Par contre, ce n’est pas un produit parfait. Le vélo est lourd, encombrant, pas discret, et certaines finitions font un peu "entrée/milieu de gamme" : filetages fragiles signalés, plaquettes de frein à revoir pour un usage intensif, quelques détails de montage qui méritent un peu d’attention. Si vous êtes du genre à vouloir un truc nickel sorti du carton, sans aucun petit défaut, vous risquez de tiquer. Si vous acceptez de faire quelques réglages, voire upgrades (surtout côté freins), ça devient un choix intéressant.
Pour résumer : c’est surtout adapté à ceux qui ont de la place pour le stocker, qui roulent régulièrement en tout-chemin ou tout-terrain léger, qui veulent beaucoup d’autonomie et qui ne sont pas obsédés par le poids. Ceux qui cherchent un VAE léger, urbain, facile à porter dans les escaliers, ou un vélo très sobre visuellement, ont intérêt à regarder ailleurs. Le rapport qualité-prix est bon si on sait pourquoi on l’achète et qu’on assume le côté "gros tank électrique".